vendredi 24 avril 2009

Le mortier de Chaux


A. COUTELAS (dir.), S. BÜTTNER, C. OBERLIN, B. PALAZZO-BERTHOLON, D. PRIGENT, F. SUMERA

Le mortier de chaux
Paris, 2009, 160 pages.
Editions Errance(ISBN 978-2-87772-385-5), 27 € Acheter


L’histoire d’un édifice est inscrite dans ses maçonneries. Le mortier de chaux, ce liant architectural composite, en est un des marqueur essentiel. Mais il s’agit surtout du produit d’un savoir-faire spécifique qui révèle, grâce aux récentes études, toute sa richesse en tant que matériau archéologique. La chaux est connue depuis la plus haute Antiquité, mais c’est aux Romains que l’on doit la généralisation du mortier de chaux dans tous les domaines de la construction et de la décoration des édifices, pratiques qui perdureront durant le Moyen Âge, jusqu’au XIXe siècle avec l’apparition du ciment. C’est, à travers les choix de son utilisation, tout un pan de l’histoire de la construction qui se dévoile aux archéologues

Un bien bel ouvrage !!! Je le conseille vivement

mercredi 15 avril 2009

De la difficulté d'évaluer la recherche archéologique


Comment juger du travail des archéologues ? Sur quels critères autoriser, reconduire ou suspendre une fouille ? Depuis 1994, des commissions interrégionales de la recherche archéologique (CIRA), au nombre de six, émettent des avis sur chaque chantier ou projet de chantier situé dans leur zone de compétence (Centre-Est, Centre-Nord, Ouest, Est, Sud-Ouest, Sud-Est). Chaque membre de ces commissions est spécialiste d'une période précise, du paléolithique au Moyen Age.
"Auparavant, ces questions étaient tranchées au niveau national, par le Conseil supérieur de la recherche archéologique (CSRA), créé sous l'impulsion d'André Malraux, explique l'historien et archéologue Jean-Louis Brunaux (CNRS). Mais dans les années 1990 le CSRA a été débordé par les demandes de fouilles de sauvetage." La réponse à cet engorgement est passée par une décentralisation partielle du système. "En créant ces CIRA, la volonté était de rapprocher les centres de décision de ce qui se passe sur le terrain, explique Christian Goudineau, professeur au Collège de France. Je pense que globalement cela a été un progrès, même s'il arrive que certaines divergences soient liées à des facteurs humains." Les opinions sont très contrastées. Selon M. Brunaux, cette décentralisation a ainsi été "une catastrophe". "Les décisions qui sont prises dans ces CIRA peuvent être emportées par trois ou quatre personnes et ce dans une relative opacité, précise-t-il. Cela a contribué à créer des potentats régionaux."
"Objectiver" l'évaluation des archéologues peut passer par les indices bibliométriques. Ceux-ci tiennent compte du nombre de publications, de la notoriété des revues qui les ont acceptées, etc. L'utilisation de la bibliométrie à des fins d'évaluation est unanimement contestée par les archéologues - et, d'ailleurs, par une large part du monde scientifique.
L'archéologie - comme la majorité des sciences humaines - est globalement ignorée des grandes revues généralistes. La majorité des professeurs du Collège de France en sciences historiques et philologiques, pourtant réputés au sommet de leur discipline, ont ainsi des indices bibliométriques inférieurs à ceux de bon nombre de jeunes post-doctorants en biologie ou en physique...

Stéphane Foucart
Article paru dans le Monde - édition du 15.04.09

Pour en savoir plus :
http://evaluation.hypotheses.org/

Chantier interdit aux chercheurs


Des broches en or comme seules une dizaine ont été retrouvées dans le monde romain, des monnaies par milliers, des dizaines de tonnes d'amphores, jadis chargées de vins italiens, une cave-cellier longue de 18 mètres creusée dans le granit... A quelques kilomètres au sud de Clermont-Ferrand, le site de Corent (Puy-de-Dôme) offre depuis 2001 les plus saisissantes découvertes de la dernière décennie sur le monde gaulois. Sur ce plateau campait une métropole gauloise qui fut sans doute la capitale politique du peuple arverne, du milieu du IIe siècle avant notre ère jusqu'à la conquête romaine (en 50 avant J.-C.). Site exceptionnel illustrant la précocité de l'urbanisation de la Gaule, Corent pourrait pourtant ne pas être remis en fouilles cet été, faute d'autorisation. Fin mars, la commission interrégionale de la recherche archéologique (CIRA) a en effet rendu un avis négatif à la poursuite du travail de terrain. Elle demande une "année blanche", arguant principalement des insuffisances du dernier rapport de fouilles. Cette pause d'un an devant être mise à profit pour affiner l'étude du mobilier exhumé.
La réaction ne s'est pas fait attendre, une pétition demandant la poursuite des travaux - signée par plusieurs grands noms de l'archéologie française - a été adressée, vendredi 10 avril, à la ministre de la culture, Christine Albanel. Pour Matthieu Poux, responsable des fouilles et professeur d'archéologie gallo-romaine à l'université Lyon-II, il y va de la pérennité de la structure mise en place depuis 2001 autour de Corent. "Les travaux de terrain sont menés pendant l'été et l'ensemble des fouilleurs, les étudiants et moi-même, travaillons sur nos congés, de manière bénévole, explique l'enseignant-chercheur. Quant au financement des fouilles, s'il est en partie pris en charge par le ministère de la culture, il dépend aussi fortement de donateurs privés... Si tout cela était interrompu, il n'est pas sûr que nous puissions tout rebâtir." Alors qu'une grande partie des universitaires sont en révolte contre les projets de réforme en cours, l'affaire illustre les obstacles rencontrés par certains enseignants-chercheurs pour mener à bien leurs recherches. De même qu'elle montre les difficultés à juger et à évaluer la qualité de leurs résultats... Car l'un des paradoxes de l'affaire est que les CIRA ne sont pas composées d'administratifs et de bureaucrates, mais de chercheurs patentés. Or, pour tous les scientifiques, la seule évaluation qui vaille est bien celle des "pairs".
En l'espèce, la commission propose dans son avis "la validation du rapport dont la qualité formelle est appréciable", mais ajoute qu'"il demeure malgré tout un certain nombre d'imperfections dans la forme". De son côté, l'archéologue Jean-Louis Brunaux (CNRS) juge "extraordinairement consistant" le rapport en question. Christian Goudineau, titulaire de la chaire des antiquités nationales au Collège de France, avoue lui aussi "ne pas comprendre les reproches" formulés par la CIRA. "C'est un chantier-école comme il en reste très peu en France, ajoute-t-il. Il serait très dommageable pour la formation des futurs universitaires que l'on se mette à tordre le cou à ce genre d'initiatives !"
Michel Reddé, le fouilleur d'Alésia, qui dit ne pas être "un farouche pétitionnaire", a également apposé son nom à la pétition. "L'an dernier, nous avions déjà été nombreux à manifester, discrètement, notre soutien, dit M. Reddé. Il est dommage qu'il faille aujourd'hui en venir à la pétition." L'an passé, l'avis de la CIRA, seulement consultatif, n'avait pas été suivi par la direction régionale des affaires culturelles (DRAC). Celle-ci avait en définitive autorisé la poursuite des travaux. Comment interpréter ces divergences persistantes ? Lutte d'écoles ? Inimitiés personnelles ? L'explication tient peut-être aux bouleversements qui, en France, traversent la discipline depuis un peu plus d'une décennie. "Il y a aujourd'hui deux grandes formes d'archéologie", explique Frédérik Letterlé, conservateur régional de l'archéologie en Auvergne et destinataire du rapport de la CIRA sur Corent : d'une part, l'archéologie programmée, comme celle pratiquée à Corent, qui consiste à fouiller des sites choisis pour leur intérêt scientifique et à y demeurer plusieurs années ; d'autre part, l'archéologie préventive, généralement pratiquée par les chercheurs de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) - qui consiste à fouiller en une seule campagne des sites destinés à être aménagés. L'archéologie préventive représente aujourd'hui, selon les estimations, entre 80 % et 90 % de l'ensemble
de l'activité archéologique française... Du coup, explique Frédérik Letterlé, "on tend à juger les rapports de fouilles programmées à l'aune des rapports de fouilles préventives". "Or les chercheurs de l'Inrap rendent leurs rapports au bout d'un ou deux ans en ayant été payés pendant plusieurs mois pour le réaliser, précise-t-il. D'un autre côté, des universitaires sont sur le terrain pendant leurs vacances d'été et doivent rendre leur rapport avant la fin de l'année, alors qu'ils ont aussi leur charge d'enseignement..." Ces monographies, longues de plusieurs centaines de pages, représentent bien souvent un travail considérable. Selon M. Letterlé, une expertise contradictoire est en cours pour trancher la controverse et décider du destin de Corent.

Stéphane Foucart
Article paru dans Le Monde édition du 15.04.09

Pour en savoir plus :
http://www.archeo.ens.fr/spip.php?article182


lundi 23 mars 2009

Mortier du Puy


Je travaille donc sur les mortiers du baptistère du Puy-en-Velay...

Recalé !!!

Bon... Et bien voilà. C'était la cinquième fois que je me présentais au concours CNRS... et c'est maintenant la cinquième fois que je me fais recaler. Nous étions plus de 150 sélectionnés à l'audition pour 2 postes... Avec l'expérience, je me rends compte que je ne rentre donc pas dans les cases... Si celles-ci ne changent pas, je n'y arriverais jamais. Et comme elles ne sont pas prêtes de changer... je l'ai dans l'os. De toutes les façons, j'abandonne. je me rends également compte, à l'expérience, que si je n'ai pas de soutien fort parmi les membres de la commission (un soutien direct ou indirect par du lobbying...), il est impossible d'obtenir un poste. Je n'ai donc soit pas de bol, ou alors je n'ai pas assez les dents longues... Ce qui est fort possible aussi. Mais je me sens bien comme ça... Rien n'est grave. je continue la mission. J'attends maintenant les résultats de la qualification pour un poste en université. On peut toujours rêver...

mercredi 18 février 2009

Les facéties de la bibliométrie. Comment devenir le chercheur du mois


A lire... Trop drôle !!!
Article
de Pierre Jourde publié également en décembre 2008 dans Le Monde Diplomatique

mardi 17 février 2009

Où vais-je ? Qui suis-je ?... Dans quelle étagère ?


Certains l’auront compris, d’autres pas : ARCHEOMAT c’est l’acronyme, créé par mes soins après une réflexion profonde et éreintante, pour « Archéologie des matériaux ».

Comme indiqué dans mon profil, je suis donc archéologue spécialiste des matériaux de construction médiévaux d’origine géologique. Je travaille sur les liants de maçonnerie, la pierre et, depuis peu, sur les terres cuites architecturales. Je passe sur les objectifs de mon travail.

Mon cursus universitaire a progressivement évolué des Sciences de la Terre à l'Archéologie. Aujourd’hui, si je travaille sur des problématiques purement archéologiques, j’utilise mes « compétences » de géologue. L’archéologie étant une discipline qui permet d’aborder l’histoire au sens large, non pas à travers les données textuelles, mais à travers les témoins matériels, je peux donc me considérer également comme historien (au risque de me faire lyncher par certaines connaissances…). De plus, avouons-le, mes compétences ne sont pas toutes par ailleurs égales. C’est pourquoi, je collabore très souvent avec d’autres chercheurs (n’est-ce pas le sens de la recherche ?) : archéologues, historiens, géologues, ou encore physiciens, chimistes, etc. ; et ce que leur champs d’intérêt se superpose au mien ou pas.

Bref, je suis en pleine pluridisciplinarité... interdisciplinarité ? (j’y reviendrais).

Cette approche m’a été inculquée lors de ma formation… Mais dès lors, je me suis interrogé. Déjà, je voyais mes professeurs, enracinés dans leur propre disciplines, se bouffer littéralement le nez lors de séminaires « interdisciplinaires ». Par la suite, le directeur de mon DEA a refusé que je m’inscrive dans un doctorat de Sciences Humaines sous prétexte que j’étais géologue. Depuis je me présente, de manière récurrente, au concours CNRS « mondes anciens et médiévaux »… Les retours informels que j’ai pu en avoir me qualifient d’ « environnementaliste ». Je devrais, aux dires de certains, me présenter en section « hommes et milieu : évolutions et interactions ». Mais voici, qu’en tâtant le terrain, on me dit « médiéviste » ; cette section serait plutôt orientée Préhistoire…

J’ai également posé ma candidature à une qualification « enseignant-chercheur » au CNU en section "Histoire, civilisation, archéologie et art des mondes anciens et médiévaux"… et là, j’ai eu du fil à retordre avec l’un de mes rapporteurs (MCF en Histoire et archéologie médiévale) qui ne comprenait pas comment mon rapport de thèse ne pouvait faire que quelques lignes (tel que cela se pratique en sciences « dures ») et non pas X pages (tel que cela se pratique en sciences humaines).

Je vous jure que c’est fatiguant… Ce perpétuel sentiment d’avoir le cul entre deux chaises !

Alors, je suis pour une réforme de la Recherche. Mais une réforme constructive... qui redéfinirait les axes institutionnels en ma faveur (je sais c’est égoïste mais pas tant que ça).



dimanche 15 février 2009

LA LETTRE DES 122

Institut Universitaire de France : « LA LETTRE DES 122 »
à Monsieur N. Sarkozy, Président de la République Française

Le mercredi 11 février 2009,

(cette lettre a été rendue publique ce jour)

Monsieur le Président,

Nous, membres de l’Institut Universitaire de France (IUF), tenons à vous faire part de la stupéfaction que nous avons éprouvée lors de l’audition de votre discours du 22 janvier dernier à l’occasion du lancement de la réflexion pour une stratégie nationale de recherche et d’innovation.

La recherche menée au sein des Universités françaises - souvent en association avec les grands organismes de recherche français – est d’une qualité et d’une diversité reconnue internationalement. L’IUF, par sa richesse disciplinaire, par son recrutement fondé sur une évaluation internationale des candidatures –si tant est que le fait du Prince ne vienne pas interférer comme nous avons hélas eu à le regretter pour la première fois cette année-, et par l’indépendance accordée à ses membres, associée à une évaluation a posteriori, constitue une excellente synthèse du modèle français de recherche universitaire. L’IUF n’est pas « l’arbre qui cache la forêt » : il regroupe des enseignants-chercheurs et des enseignantes-chercheuses représentatifs de la qualité de la recherche développée dans leurs universités, y compris celles de taille moyenne ou faible.

Monsieur le Président, nous n’acceptons pas les sarcasmes qui ont émaillé votre discours. Les métaphores –« immobilisme », « frilosité », « repli sur soi »- sont aux antipodes de notre réalité quotidienne et de la passion que nous consacrons à notre travail. Nous n’acceptons pas non plus les contre-vérités : budgets prétendus en hausse, résultats de la recherche française prétendus en retrait de ceux d’autres pays, prétendue absence de l’évaluation de nos métiers. Nous sommes habitués aux vérifications, aux débats, aux confrontations. Chaque jour, nous devons argumenter pour défendre une idée, une découverte. Nous ne pouvons croire que notre Ministère ignore cela. Il aurait dû vous en informer ou tout au moins vous auriez dû l’écouter.

Nous, universitaires de divers horizons et aux avis parfois divergents sur la manière d’envisager le fonctionnement de l’Université, sommes donc unanimes : le manque de considération dont vous avez fait preuve à l’égard du monde de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur le 22 janvier dernier a eu et aura des effets catastrophiques, dont notre réaction aujourd’hui veut témoigner. Il s’écoulera du temps avant que la majorité des enseignants-chercheurs et enseignantes-chercheuses de notre pays recouvre un semblant de confiance en ses dirigeant(e)s.
La recherche universitaire constitue le monde de l’exploration des inconnues. Il n’est pas celui de l’immédiateté, de la rentabilité à court terme et du paraître. La qualité de ses productions ne se mesure pas systématiquement avec des indicateurs chiffrés et des classements internationaux. Si l’Université est construite sur la seule finalité économique, cela ne peut que limiter sa vocation et contribuer à détruire la culture. Nous ne contestons pas le besoin de réformes. Mais celles-ci doivent être construites en concertation et en tenant compte de l’identité universitaire.

Avec nos sentiments les plus respectueux pour la fonction que vous incarnez.

Signataires : (les 122 signataires sont membres de l’Institut Universitaire de France)

samedi 14 février 2009

Faute lourde




Nicolas Sarkozy se targue volontiers de dire tout haut ce qu'il pense, sans les prudences de rosière de ses prédécesseurs. Mieux vaut, à ses yeux, un débat ouvert, direct, voire musclé, plutôt que les ambiguïtés et les malentendus. Cette témérité lui a déjà valu quelques déboires ; elle est en train de le conduire au désastre avec les universitaires et les chercheurs.


Le 22 janvier, lançant à l'Elysée la réflexion "pour une stratégie nationale de recherche", le président de la République a donc dit tout haut ce qu'il pense de la recherche française. Son "importance primordiale" pour le pays, bien sûr. Mais aussi, mais surtout, son "immobilisme", sa "frilosité", sa stratégie du "repli sur soi", ses "structures obsolètes", ses "reculs" dans la compétition et les classements internationaux. Sans oublier des "universités faibles, pilotées par une administration centrale tatillonne", dans le cadre d'un "système infantilisant". Sans oublier enfin l'absence "consternante" d'évaluation.

Jolie philippique ! Qui a réussi, depuis, à fédérer la révolte de l'ensemble de cette communauté. La respectable Académie des sciences a fait part de sa "vive émotion" et déploré le caractère "injuste" du jugement porté par le président sur une recherche "qui se place dans les premiers rangs" au plan mondial. Plus virulents, cent quarante membres de l'Institut universitaire de France (qui rassemble et soutient la "crème" de la recherche universitaire) viennent d'adresser à Nicolas Sarkozy une lettre cinglante, dénonçant ses "sarcasmes" et son "manque de considération", et concluant : "Il s'écoulera du temps avant que la majorité des enseignants-chercheurs de notre pays recouvre un semblant de confiance en ses dirigeant(e)s."

Quant à la grande masse des universitaires, de tous bords et toutes disciplines, ils ont été très nombreux à exprimer leur ras-le-bol dans la rue le 12 février et s'apprêtent à le refaire la semaine prochaine. Ils rejettent désormais l'ensemble des réformes proposées par le gouvernement, qu'il s'agisse de leur statut, de la formation des professeurs ou de la réorganisation de la recherche et du CNRS. Sans même parler des 900 suppressions de postes annoncées pour la rentrée 2009.

Le gouvernement aura beau faire et dire, avec ou sans médiatrice, il aura le plus grand mal à recoller les morceaux. On ne construit pas une réforme - nécessaire - sans un minimum de respect pour ses interlocuteurs. En l'ignorant, le chef de l'Etat a commis une faute lourde.


Article paru dans l'édition du 14.02.09

(Merci Sophie pour l'info !)

jeudi 12 février 2009

Pétition



Nous, chercheurs et enseignants-chercheurs,
demandons des excuses
du Président et la République
à la suite de son discours du 22 janvier


Déjà plus de 10000 signatures !!!